• miss minimum

Économiser sur tout à partir de maintenant

Aujourd’hui, je suis tombée sur un article sur le site de Radio-Canada qui révélait que le Canadien moyen avait, vendu ou acheté 82 produits usagés en 2018 et s’était donc enrichie en moyenne de 1533$. C’est énorme! Surtout c’est réjouissant. Toujours selon Radio-Canada, l’économie de seconde main représente maintenant 1,23% du produit intérieur brut (PIB) du Canada, et « supplante de 10% l’industrie forestière et ses produits dérivés que sont le bois et les pâtes et papiers. »


À quoi est dû cet engouement soudain pour l’usagé? Fabien Durif, prof à l’ESG-UQAM confie au journaliste qu’il y a déstigmatisation de la pratique. Rappelons nous, il y a une dizaine d’années à peine, se vêtir à la friperie était quasiment honteux et on en parlait que sous la menace.


Personnellement j’ai toujours été plutôt fière de répondre à quelqu’un qui complimentait ma tenue ou se pâmait sur un de mes meubles, que je l’aie avaient dégoté en friperie ou dans les petites annonces. Il y a quelque chose de sportif dans la chasse à l’usagé. Je me rappelle avoir été l’une des premières admiratrices du site de vêtements Deuxième édition qui élève le seconde main au rang de trouvaille chic.


Dans mes meilleures prises, je compte une paire de bottes Blundstone jamais portée pour 80$, plusieurs morceaux Marie St-Pierre pour 15$, des Manolo pour 60$. Un veston noir parfaitement coupé de Philippe Dubuc pour 30$, et le top du top, une robe Jean-Paul Gaultier rouge pour 20$!!!!!! C’est devenu un pratiquement un loisir. Résultat, ma garde-robe déborde de morceaux magnifiques, tout ça s’entasse et je n’arrive pas à tout porter. On n’en reparlera dans un article sur une éventuelle purge de mes placards…


Pour ce qui est de la vente, dans la dernière année, j’ai bien dû vendre pour 3000$ de biens sur Kijiji et Facebook Marketplace. Bon j’ai aussi réinvesti (toujours dans l’usagé) dans un fauteuil Ikea en cuir pour 30$, un BBQ Weeber pour 15$, des chaises vintages, des cousins, un coffre en osier…bon la liste est trop longue. Bon maintenant que je ne m’étonne pas de n’avoir aucune économie à la caisse.


Nicolas Bérubé, dans son livre, Les millionnaires ne sont pas ceux que vous croyez, en fait même une caractéristique de bien des millionnaires. Comme cet homme qui roulait dans son vieux pick-up de 12 années d’usure bien qu’il était plus que millionnaire.


Pourquoi ne nous donnerions pas comme défi de dépasser les 82 articles usagés cette année? Je crois que la planète compte déjà suffisamment d’objets pour nous contenter plusieurs décennies.



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